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Le monde de Narnia - Tome 6: Le fauteuil d'argent de C.S.Lewis


Le monde de Narnia - Tome 6: Le fauteuil d'argent
de C.S. Lewis 
Folio Junior, 2002 
256 pages

Parution originale en 1953

C.S. Lewis est un écrivain irlandais du milieu du XXème siècle. Enseignant à l'université d'Oxford, il est particulièrement connu pour la série des Chroniques de Narnia parues entre 1950 et 1957 mais a aussi rédigé des travaux sur la littérature médiévale ainsi que des ouvrages d'apologétique du christianisme. 

Quatrième de couverture:

Pour Jill et Eustache, la vie est dure à l'école expérimentale! Un jour, voulant échapper à des élèves qui les brutalisent, les enfants ouvrent la petite porte du jardin. Au lieu de la lande morne et gris, ils découvrent une contrée radieuse, le pays d'Aslan, le grand lion. Celui-ci leur confie une mission: retrouver Rilian, prince héritier de Narnia, enlevé des années plus tôt par un horrible serpent…

Le monde enchanté de Narnia, le pays de l'imaginaire, vous attend.


Mon avis:

J'ai découvert les Chroniques de Narnia il y a 12 ans de cela en empruntant Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique au petit frère d'une amie. J'ai tout de suite été séduite par l'univers enchanteur de Narnia mais ce n'est que récemment que je me suis attelée à la saga, après l'avoir dénichée en librairie d'occasion. 

Dans ce tome, l'univers de Narnia est une fois encore très riche même si je trouve qu'il aurait gagné à être un peu plus étoffé. Il est intéressant d'en explorer une autre facette en faisant la connaissance des Géants et du Monde-Souterrain et de son peuple. J'ai aussi pris beaucoup de plaisir à découvrir une nouvelle espèce en la personne de Puddlegum, touille-marais un brin maladroit et défaitiste au possible. Le seul capable de pessimisme même dans le succès :

"Rien ne m'est arrivé qui vaille la peine d'en parler. Je veux des nouvelles. N'essayez pas de me les révéler en douceur car je préfère les apprendre toutes d'un seul coup. Le roi a fait naufrage? Il y a eu des incendies de forêt? Pas de guerre à la frontière avec Calormen? Quelques dragons, non?... Ça ne m'étonnerait pas…"

Il rajoute une note d'humour assez rafraîchissante au déroulement de l'intrigue. Son rôle n'est cependant pas limité à celui du trublion puisqu'il est en quelque sorte le garde-fou de Jill et Eustache, le seul à garder à l'esprit la finalité de leur quête et à percevoir les pièges se dressant sur leur chemin. C'est d'ailleurs le seul personnage auquel je suis arrivée à m'attacher car il est difficile d'avoir de l'empathie pour les 2 autre héros sans aucune profondeur et à qui  la palme de la bêtise pourrait sans nul doute être décernée (ce n'est quand même pas compliqué de se souvenir de 4 signes et oui quand on est invité à un festin de géant il faut s'attendre à servir de plat de résistance). Aslan apparaît là encore comme un Dieu sauveur sur lequel les héros se remettent dans les situations difficiles (In Aslan we trust…) au détriment de tout bon sens. Certes il est beau d'avoir la foi dans les moments désespérés, mais un peu de réflexion ne fait pas de mal. A se demander au final comment les héros finissent par arriver au bout de leurs aventures. Même Eustache qui pourtant présentait un profil intéressant dans le tome précédent est ici aussi fade qu'insupportable et je me demande encore quelle est l'utilité de Jill.

L'histoire quant à elle n'est pas forcément la plus captivante de la saga. J'ai l'impression d'avoir survolé l'intrigue de loin sans qu'aucune scène n'ait vraiment capté mon attention. Il est dommage qu'avec un tel imaginaire, l'auteur n'ait pas été capable de pousser plus en avant l'originalité de l'histoire. Après 6 tomes, je commence à trouver que le tout manque un peu de suspens car les symboles sont reconnaissables à dix lieues la ronde … bref j'attends encore d'être surprise par les développements de l'histoire.  Je trouve que quelque part C.S Lewis a lui-même bien résumé la situation en faisant dire à un de ses personnages:

"Et la leçon de tout cela (…) c'est que ces sorcières du Nord veulent toujours la même chose, mais qu'à chaque époque elles ont un nouveau plan pour l'obtenir"

Une déception au final, car malgré l'univers prometteur de Narnia, on s'ennuie (quand on n'est pas pris de pulsions meurtrières à l'égard des deux principaux protagonistes). J'ai quelque part l'impression d'avoir approché ce tome de la mauvaise manière, à défaut d'un roman étoffé cela pourrait être un conte un peu long avec ses codes et ses symboles, ce que la "voix" du narrateur qui se laisse aller à quelques commentaires me laisse à croire. 

Déception




6 commentaires

  1. J'avais aussi été déçue par ce tome. Tout reste finalement très superficiel et les enfants ne sont même pas sympathiques !

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    1. Oui je préférais les Pevensie d'origine !

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  2. j'adore ton avis! ça m'a fait rire. C'est vrai que c'est un peu long, au final j'ai tout lu et je ne me rappelle que peu de choses, surtout comment la saga se termine. Mais bon c'est intéressant de découvrir cette histoire je trouve quand meme.

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    1. Ravie de t'avoir égayée :-D. Même si je critique, j'ai quand même apprécié un peu, une histoire c'est une histoire !

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  3. Ce tome m'a déçue également. Dommage ! Mais... c'est vrai que les gamins sont vraiment a claquer. Eustache... Ouuuh, qu'il m'a gonflée !! ^^

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    1. Oui c'est dommage. Du coup après cette déception je n'ai pas trop envie de me lancer dans le dernier tome.

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