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Star Wars Day - May the 4th be with you !


En ce jour béni, May the 4th be with you ! Et oui, le 4 mai c’est la journée Star Wars, l’occasion de se retrouver autour de cette saga épique. L’imaginaire de Supy a eu la bonne idée de rassembler quelques membres de la blogosphère littéraire pour célébrer cette belle journée, vous pourrez donc retrouver un petit récapitulatif de l’effort de guerre chez elle (admirez au passage ces badges de folie fait par Allisonline). La team de choc compte également parmi ses membre Liseron d'Hiver, Lilie lie... mais que que, et Bouchon des Bois. N'hésitez pas à contribuer, c'est Supy qui se charge de recenser les articles. 

Pour ma part, j’ai décidé d’y aller de ma séquence émotion et de vous parler de ma rencontre avec saga, mais pas que. 

N'hésitez pas à y allez de votre anecdote en commentaire ! Et vous c'était quand votre rencontre avec Star Wars ? Des recommandations de jeux, lectures, figurines... à partager ? Un avis sur un épisode de la saga ?


Star Wars et moi, une histoire d'amour


C'était en 1998, j’avais 12 ans et à part “je suis ton père” que je citais comme tout le monde, Star Wars n’évoquait absolument rien pour moi. Ouais, même pas les ewoks, c’est dire. Mais avec l'annonce de l’épisode 1, mon père décida de s’offrir une séquence nostalgie et les VHS de la première trilogie (oui l’autre c’est la seconde ou la prélogie, comme vous voudrez, mais je ne transigerai pas ! Quant à la dernière, je ne préfère même pas en parler ^^). 



Je n'étais pas plus intéressée que cela à la base, mais cette année là ma corvée communautaire (ou contribution à l’entretien de la maison) c’était le repassage et pour faire passer le temps je regardais des films. Le jour où j'ai mis la première cassette dans le magnétoscope, ça a été une révélation. Je crois que cette année-là j’ai dû visionner un des films de la trilogie chaque weekend. Depuis ça ne m’a plus quitté. Et même si j’ai une petite préférence pour L’empire contre-attaque, il ne se passe pas une année sans que je m’offre un visionnage de la trilogie.



J’ai d’ailleurs des moments favoris dans chacun des films: L’arrivée à Mos Eisley et sa réplique culte (ce ne sont pas les droïdes que vous cherchez), la scène de la cantina (il a tiré le premier !!!), les engueulades lors du sauvetage de Leia et le passage dans le vide-ordure, la cryogénisation de Han (I know … *soupir*), le combat révélateur entre Dark Vador et Luke, Jabaa qui prend cher et les pirouettes de Luke, la bataille d’Endor vue du ciel (juste pour le “It’s a trap” d’Ackbar).



L’épisode I, lui, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Il faut dire que passer de Dark Vador à Jar Jar Binks ça fait mal, très mal (même en étant passé par les ewoks qui, s’ils sont inutiles ont au moins le mérite d’être attendrissants et de ne pas commettre d’incommensurables boulettes). J’ai dû le regarder trois ou quatre fois, mais pas plus. Et encore juste pour la course de Podracers et Qui Gon.


L’épisode II en revanche, j’étais complètement fan à sa sortie. Sisi, même au point d’acheter les revues dessus et de coller des posters sur les murs de ma chambre. Ok je sors… Mais que voulez-vous j’avais 15 ans et je trouvais ce cher Anakin beau gosse. J’avoue tout ! Ne sous-estimons pas non plus le romantisme certain des lacs de Naboo et son impact sur les hormones d’une jeune fille en fleur. Je vous rassure tout de suite, ça m’est passé. Très rapidement même. A tel point que comme tout le monde j’en suis bien vite venue à détester le blondinet, ses gérémiades et ses errances. Il n’a fini par trouver grâce à mes yeux que dans l’opus suivant quand il a daigné se faire cramer. 


Bon après tout n’est pas perdu. L’épisode II est quand même le grand moment de gloire du Comte Dooku, la classe personnifiée.  Je ne me suis d’ailleurs pas remise de sa disparition au début de l’épisode III. Cet opus reste pourtant mon préféré de cette trilogie, et pas seulement parce que l’autre tanche grille. Et oui, il grille, mais avec panache, suite à un combat de toute beauté avec Obi-wan. C’est également l’épisode qui voit Palpatine se révéler dans toute sa perversité et Yoda sortir son sabre laser. Et ça, ça n’a pas de prix. Yuhuuuuuuuuu !


Reste ce début de nouvelle trilogie sur lequel je ne sais pas trop quoi dire sans tomber dans la vulgarité. Bon d’accord, c’est fun et divertissant. Dans la catégorie des pour j’irais même jusqu’à dire que Rey déchire, même si tout lui réussit trop facilement, Finn fait un sidekick plus qu’honorable, BB8 est un amour et ça fait plaisir de voir Han Solo revenir à ses vieux travers. Bonus, c’est un Disney et personne ne chante. Je crois que je ne me serais jamais remise de voir Chewie faire des claquettes. 

Mais je reste frustrée parce que  1) Ils ont osé !! Pourquoi, mais pourquoi ?! *pleure toutes les larmes de son corps* 2) JJ Abrahms quoi ! Il aurait pu faire quelque chose de grave épique, mais nous a fait du Star Wars tout ce qui a de plus académique (copie ? clin d’oeil ? Le débat reste ouvert) 3) Vas-y Disney, ne te gêne pas, décide sur un coup de tête que tout le Star Wars expanded universe n’est plus canon et relègue le tout au rang de légende. (Croisade noire du jedi fou de Timothy Zahn, paix à ton âme, tu aurais dû selon moi être la nouvelle trilogie !)


Et bien non ! Je ne laisserais pas la liberté mourir et aborderai ici un peu de ce fameux univers étendu, même s’il n’est plus complètement canon (enfin pas tout). NA ! Je vous laisse donc en compagnie de mon cher frère, spécialiste SW à ses heures perdues et qui vous parlera de toute cela bien mieux que moi.


Star Wars expanded univers, l'avis du spécialiste


Bonjour citoyen, j’ai vu un crabe des vases l’autre jour, quelle créature repoussante ! Mais ce n’est pas le sujet d'aujourd’hui. Je me présente : Thibault, 20 ans, vagabond de son état, aussi connu sous de nombreux sobriquets comme TiberSchiett, la Mangouste, Sturnn, le déchet, ou encore l’aut’ sac à merde, mais nous n’explorerons pas cette face de mon personnage pour le moment. Cet individu qui surgie des infâmes limbes de l’anonymat est en vérité lié par le sang à votre bloggeuse favorite qui tient cette page. (rendons-grâce à l’omnisciente, si la vénérable est avec nous, rien ne peut être contre nous). Je suis ici en ma qualité d’"honorable chroniqueur honoraire" pour, "may the fourth" oblige (si vous n’aviez pas saisi le patern), vous parler de Star Wars. Plus précisément, je vais parler de sujets non-littéraires, car j’en ai le pouvoir et surtout l’envie. Au programme, une adaptation vidéo-ludique de SW avec Battlefront II (DEUX, ni plus, ni moins, mécréant !) et une review sur deux séries d’animations faites par à peu près par les mêmes gens : the Clone Wars et ce que je considère comme sa suite, Rebels



« Sans plus att…sniper ! A couvert ! Bougez-vous soldat ! ‘savez pas qu’on est en guerre ! » Le temps de faire ramper mon humble carcasse derrière l’épave fumante d’un Tie fighter, je vais donc commencer à parler de Star wars battlefront II. « Euh lol, pourkoi le II et pas le III ? ». Ce à quoi je répondrai calmement, après m’être assuré de décapiter l’importun à l’aide de mon blaster lourd DL-44 bien évidement, « Ne dépensez surtout pas pour le III pauvres fous : un gameplay pourri dans une couche de zouli graphismes pour attirer les con…somateurs avec le viol offert par EA (lubrifiant en dlc exhorbitant). It’s a trap ! Le II, lui est très bien, il a un peu vieilli c’est vrai, mais il a le pouvoir des mods rendant tout possible, même vos fantasmes les plus fous, enfin non, pas ceux-là espèce de dégénéré ! ».



Ce jeu a tout pour plaire, même au-delà de la couche de star wars bien épaisse qui suffit à régaler les amateurs (l’ambiance musicale surtout). Dans la tradition des battlefields, ce fps vous permet de faire à peu près n’importe quoi sur un champ de bataille chaotique qui implique des fantassins, des armes, des véhicules et les interactions probables ou non entre les trois. Le tout avec assez de lasers colorés pour avoir l’impression d’être dans un squat berlinois des annés 90. On retrouve deux types de maps, terrestres ou spatiales (ah-ah suck it bf III !) qui elles-mêmes comportent de 2 à 5 modes de jeux différents. Conquête classique, CTF, chasse (c’est à dire pogrom des populations aliens locales), batailles « épiques » mais aussi mêlée générale entre héros et méchants de la saga. Autre spécificité, la plupart des maps peuvent être jouées à deux époques différentes, guerre des clones ou guerre civile galactique, ce qui change un peu le gameplay. Par exemple, les fusils blasters de base des clones ou des droïdes sont plus précis et moins puissants alors que les trucs que se trimbalent les Strormtroopers ou les fantassins rebelles semblent avoir plus d’impact, mais une précision de pécord ivre maniant une arquebuse. Les véhicules changent, l’allure des troupes aussi, mais pas forcément leur matos. Il y a 6 classes différentes dont 3 sont spécifiques à la faction. Ces dernières ne peuvent pas être prises d’emblée, il faut soit rapporter quelques points à son équipe (cad massacrer ce qui est hostile) ou, pour la classe de héros, récolter un nombre important de point et attendre un petit délai. En gros, on retrouvera chez tout le monde des soldats lourds ayant un pistolet, un lance-roquette et des reliques de la fourberie éternelles nommées « mines », mais seule l’alliance séparatiste profite des droïdekas. 



La campagne sert plus de présentation des maps un peu scénarisée avec des objectifs customisés. On y suit le fabuleux destin de la 501ème, régiment d’élite de la grande armée de la république dont vous êtes membres (pour le coup, elle à une belle gueule de vainqueur l’élite). A ce mode histoire s’ajoute une autre forme de campagne, la conquête galactique où vous menez une des 4 factions sur une carte de la galaxie à la sauce risk pour semer la mort et la destruction sur l’univers…. Enfin bref, instaurer la paix et la démocratie. Ce mode de jeu n’ajoute pas grand-chose, à part un choix ludique des maps où se mettre sur la tronche, l’IA, étant une patate branchée à une horloge snoopy (parfaitement charmante il est vrai), n’offre pas beaucoup de résistance sur la carte stratégique, seul les bonus de combat changent un peu la donne. Ces bonus qui s’achètent grâce aux crédits honnêtement acquis après avoir massacré l’adversaire permettent d’avoir un petit avantage durant la bataille suivante, mais mise à part les renforts supplémentaires ou l’intervention d’un héros, qui est en réalité une intervention divine, ça change pas grand-chose. Après, là où je dois reconnaître l’échec cuisant de ce jeu en 2016 (ne pleurez pas mes enfants) c’est dans son mode multijoueur. Il est vrai que la communauté s’est quelque peu clairsemée (très léger euphémisme), mais rassurez-vous, il existe encore un serveur ou deux qui tournent...tournaient…enfin sont peut-être possiblement encore en service à ce jour (yay !).



Sans transition, (ne vient-tu pas d’en faire une pour le coup ?) passons à Clone Wars, une série d’animation ayant pour thème, comme son nom l’indique, l’historique du froissartage dans les civilisations précolombiennes. Cette série vise à combler le « vide » (pour ce qui canon du moins, l’univers étendu a une autre vision) entre l’épisode II et III. La majeure partie des épisodes sont centrés sur Obi-wan, Anakin et son apprentie Ahsoka Tano (encore aujourd’hui j’ai du mal à comprendre comment le conseil Jedi a pu confier ce genre de responsabilité à un tel incapable). Vu qu’Obi et Ani sont généraux de la République, ils baroudent dans la galaxie accompagnés de divers autre personnages (Ahsoka, les commandants clones Cody et Rex, notre duo favori de droïdes : R2 et 3po, et l’amiral Yularen de la royal navy) en mode mass effect à faire aussi bien des trucs de Jedi que de militaires, car n’oublions pas que c’est la guerre de sécession là-haut dans les étoiles. La plupart du temps ils sont envoyés sur un monde pour inciter les locaux à rejoindre la république, mais bien souvent la fédération séparatiste les a devancés/a manipulé les gens/a élaboré une ruse ce qui amène à de la baston et une masse conséquente de droïdes en pièces détachées. Ça, c’est la recette basique ce qui est déjà pas mal, car les situations, les personnages secondaires et les enjeux varient sur chaque planète. Mais il n’y a pas que ça, oh que non, le conflit concerne toute la galaxie et c’est vaste comme entité, du coup pas mal d’épisodes sont centrés sur d’autres gugus dans d’autres lieux. Plusieurs épisodes sont consacrés aux clones Echo et Fives, ainsi, on peut les voir passer de rookies à vietnam vét’ au fil du temps. Il y a même un épisode qui revient sur leur formation dans les centres de Kamino l’équivalent du boot camp, là où la légende commence dans tout bon film de guerre. D’autres épisodes vont se centrer sur les péripéties de R2D2 et C3PO et souvent ça ressemble à un conte philosophique. Confrontés à une situation, ils agissent de façon finalement très humaine, chacun analysant et faisant son commentaire (ou du moins bipant en accord ou désaccord). Si je me souviens bien, il y a même un épisode où les seuls personnages sont des droïdes et très étrangement on s’attache à eux, avec une profonde empathie même (au point d’en lâcher une larme à des moments critiques).



Dans des saisons plus avancées les spectateurs se retrouvent même à suivre des personnages appartenant au camp des méchants ! (cette dénomination a un pouvoir puissant dans une série destinée à un public jeune). Dans cet arc en particulier qui concerne l’ascension de Savage Opress (mais ce nom ! en plus quand vous voyez la taille du monstre, Savage le Bourrin qui fût roi de ses propre mains ! sortez la bière et les dragons !), on se retrouve à côtoyer de la sorcellerie, des sectes occultes, des tribus de barbares et les pouvoirs du chaos ! (je n’exagère même pas) C’est ça qui est bien avec cette série, c’est qu’on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber sans pour autant être déstabilisé. Au début de chaque épisode un présentateur anglais qui se croit à la BBC en 1942 (la VO est géniale) résume la situation dans laquelle l’épisode prend place et à chaque fois on se retrouve à explorer une nouvelle facette de l’univers. Ça permet aussi aux scénaristes de se faire plaisir. L’épisode Bounty Hunters, et c’est clairement dit dans l’intro, fait ainsi hommage aux 7 samouraïs d’Akira Kurosawa (vous prenez des Jedi et des chasseurs de primes à la place des samouraïs), ce qui est assez marrant quand on sait que c’est ce réalisateur Japonais qui a inspiré Spielberg. Dans un autre genre, et c’est plus une impression personnelle, Darkness On Umbara m’a laissé un arrière-goût de débarquement allié. Imaginez : des aéronefs remplis de soldats qui sillonnent un ciel nocturne déchiré par les projecteurs et la DCA, des plans révélant la tension qui monte chez les fantassins à peine parés à recevoir l’enfer et plus une fois au sol, puis la confusion : un champ de bataille labouré par l’artillerie qui ne parvient pas à stopper la charge héroïque des troupes aéroportées. Sérieux, c’est au moins du Band of Brothers ou un film sur le Vietnam pour les moments de tension entre soldats coupés de leur commandement dans une végétation exotique. Bref tout est faisable avec du Star Wars. Bien qu’étant une série destinée à la jeunesse, des thèmes ambitieux sont abordés et je ne parle pas que de la petite morale lue avant chaque épisode. Par exemple, une suite d’épisodes se passant sur Mandalore met en scène la Deathwatch (je parie qu’ils font du macramé) qui est un groupe de terroristes nationalistes en faveurs de la suprématie ary…mandalorienne. N’oublions pas aussi que cette série a pour thème principale une guerre galactique, pas mal de droïdes finissent en meubles ikea dont les boulons sont égarés, mais les humanoïdes ne sont pas en reste. Quand on y fait attention, il y a un nombre incalculables de personnages qui se font blaster, exploser dans divers véhicules, couper en morceaux, bouffer par une bête exotique ou encore pudiquement précipiter dans des gouffres sans fonds. La violence graphique est plus ou moins censurée (et oui les lasers ça cautérise et démembrer un robot ou un alien c’est OK), mais quand tu vois le sergent Kovalsky mourir dans les bras de son frère d’arme alors que les viets tirent de partout (pas tout à fait accurate, mais la situation est analogue), surtout quand tu tiens à ce bon vieux Grunt, eh bien ça fait un choc. Certains clones qui sont des personnages principaux ont des morts injustes, victimes d’intrigues politiques et autres complots qui laissent entrevoir La revanche des Siths et quand tu vois ça tu es réellement dégoûté, signe que les scénaristes ont bien taffés. 



Du coup, il n’est pas rare de voir des personnages évoquer des thèmes comme le sens du devoir, le libre-arbitre, la survie dans l’adversité, la légitimité de la lutte, ou plus simplement la notion de bien et de mal et ce souvent chez les Jedi (bon avouons-le c’est pas non plus poussé à l’extrême). L’approche de ces-derniers est d’ailleurs assez intéressante. Ahsoka Tano, personnage plutôt jeune, évolue au fil des épisodes, non seulement par sa formation Jedi, mais aussi à causes des épreuves de la guerre, ce qui amène à des scènes de dialogues intéressantes à propos de la place des Jedi dans ce conflit. Les épisodes avec les Jedi et les Sith sont d’ailleurs souvent les plus philosophiques, (pour ne pas dire complètement ésotériques pour ce qui est des épisodes spécial Yoda dans la saison finale) et ils permettent de faire une introduction assez cohérente à l’épisode III. Comme vous pouvez le voir, Clone Wars n’est pas seulement du fan service éhonté (voir les commandos de la république en action !), mais finalement une série ayant des choses à proposer que ce soit des scènes d’actions bien chorégraphiées, de petites pistes de réflexions, un approfondissement du lore, ou tout simplement un peu d’évasion vers une planète inconnue dans une galaxie lointaine, très lointaine.



Passons maintenant à Star Wars Rebels. Bien que la série soit réalisée par la même team on remarque pour commencer de gros changements dans la direction artistique pour coller à la saga originale. En effet les événements décrits prennent place 15-20 ans après la fin de la guerre des clones et l’avènement de l’empire, soit quelque part entre l’épisode III et IV. Ça ce voit de façon évidente avec la présence de véhicules iconiques comme les TIE fighters et les stars destroyers, mais aussi dans de petits détails qui font bien plaisir. Les explosions ont un aspect FX old school, les armures des stormtroopers (modélisées à la perfection) sont polies et miroitent et enfin, les lames des sabres lasers sont plus fines. Cela concerne aussi les bruitages qui sont irréprochables (wilhelm scream confirmed) et qui accentuent l’immersion.
Par rapport à Clone Wars qui part directement dans des batailles épiques, Rebels repose sur l’idée de montée en puissance. Les premiers épisodes se déroulent quasi-exclusivement sur le monde de Lothal, petite planète sans prétention de la bordure extérieure qui comme le reste de la galaxie souff…. bénéficie de l’administration impériale. On y rencontre les 6 personnages principaux qui forment l’équipage du « ghost » (sorte de faucon millenium du pauvre). Dans cette confortable et chaleureuse poubelle de l’espace on retrouve Ezra Bridger, gamin des rues de Lothal, voleur de lvl 2 à spécialité orphelin et plus jeune recrue du Ghost. Sabine Wren, ex-mercenaire mandalorienne et taggeuse alternative sous influence. Garazeb Orrelios, guerrier Lasat vétéran un peu bourrin mais bon camarade. L’unité C1-10p ou «Chopper », l’oncle lunatique, alcoolique et acariâtre de R2. Hera Syndula, la talentueuse pilote Twi’lek qui sert de môman (et donc de leader) à cette bande de bras-cassés. Et enfin Kanan Jarrus, compagnon de Hera, ex-Jedi légèrement désabusé par l’horrible massacre de ses anciens maitres et potos, qui sert de commandant quand madame le lui autorise. 


La formation de cette team de choc (quinte de toux) sert de point de départ à l’intrigue. Ils font leur début comme simples contrebandiers ayant une préférence pour les missions pouvant embêter l’empire ou améliorer un peu la situation des plus faibles. Au fil des épisodes ils se font de plus en plus téméraires et, au lieu de provoquer de simples échauffourées et autres truc inhérents à la vie de mercenaire, se rapprochent des idéaux de la rébellion pour commettre de véritables actes terroristes et des actions militantes. On assiste avec leur péripétie à la genèse de l’alliance rebelle et on a vraiment une idée de progression. Ceci est aussi valable pour la réaction impériale. Au début, les impériaux sont juste une bande de stormtroopers à deux doigts d’être réformés et menée par deux officiers provinciaux à la compétence douteuse. La plupart des opérations visant à saisir nos héros se soldent par un ridicule bottage de fesses laissant le plus haut gradé à crier « je t’aurai, GADGET ! » au milieu de ses subordonnés inconscients et pour plus de 20 000 crédits dataris (dont je dispose, dixit Qui gon jinn) de matos high-tech en pièces détachées. 

Mais à mesure que la notoriété « des terroristes de Lothal » augmente, les moyen mis en œuvre pour les chopper sont de plus en plus conséquents. L’équipage se retrouve à se balader dans un rayon d’action plus large dans la bordure extérieure pour échapper aux impériaux, au plus grand plaisir du spectateur qui découvre de nouveaux lieux. A force de titiller l’empire, ils se retrouvent même à être considérés comme du gros gibier : un membre de la CIA de l’espace (mister rouflaquettes 2016) se retrouve chargé de traquer nos gus’. A force de s’attirer des ennuis, nos pseudo-rebelles ont recours à leurs bottes secrètes, l’empire fini par se rendre compte qu’ils ont un Jedi parmi eux et à partir de là les choses partent en coui… mais dans le bon sens. Ils se retrouvent poursuivis par le modafuckin’ inquisitor, bad guy trop badass pour être vrai me rappelant les tueurs Zuu si vous connaissez Pierre Grimbert.



De plus en plus d’actions, des lieux différents mais aussi pour le coup, plus de personnages, originaux ou non. Je vous ai déjà évoqué l’inquisiteur et Mister rouflaquette de son vrai nom Kallus (et dont je veux voir la suite de ses aventures) qui sont des ajouts super intéressants et cohérents à l’univers, il y a d’ailleurs un travail tout à fait respectable derrière ces nouveaux venus. Mais il faut savoir que Rebels permet aussi le grand retour de certains. Et je ne parle pas que des personnages auxquels on s’est attachés dans Clone Wars et qui ont pris 20 ans dans les dents. On se retrouve à côtoyer de véritables légendes vivantes de la trilogie originale. Ce genre de moments hautement épiques me laisse un sourire béat. A la vue du personnage on pourrait presque entendre un jingle de sitcom américaine et une foule en délire applaudissant frénétiquement derrière. Je n’en dis pas plus pour vous laisser la surprise mais sachez que ces retour en scène ont la dose de magie nécessaire pour émerveiller le public sans tomber dans le fan service éhonté. On ouvre des chapitres de l’histoire des divers personnages concernés qui sont à la fois enrichissants et cohérents (sauf lors d’un combat en particulier où les héros s’en tirent beaucoup trop bien à mon goût contre un adversaire plus que redoutable). La véritable force de Rebels réside dans son atmosphère et son facteur attachement/nostalgie. Tout d’abord, le choix de la formule un équipage/6 membres génère une forme d’empathie chez le spectateur. On voit les circonstances qui poussent ce groupe d’individu à se former (ou plutôt comment Ezra rejoint l’équipage dans les premiers épisodes), ce qui les amène à coopérer puis ensuite à fonctionner comme un tout sans oublier de se pencher de temps à un autre sur un l’histoire d’un individu qui constitue le groupe. Chacun a son caractère, réagit différemment par rapport aux autres et évolue dans sa propre voie mais ensemble ils forment une sorte de famille qui se retrouve plongée dans l’adversité et traverse les épreuves ensembles, une famille que l’on a envie de voir survivre et triompher. 

De plus, la série a le pouvoir de faire le lien entre deux ensembles que sont la trilogie originale et Clone Wars. Le fan est à la fois refait car il se retrouve à forcer des blocus impériaux à bord d’un vaisseau de contrebandiers comme à la bonne époque, mais aussi car il retrouve la patte graphique de l’autre série d’animation et certains personnages pour continuer un peu plus leur histoire. Et ce qui est bien avec cette histoire c’est que pour le moment on ne sait pas comment elle termine, Clone wars avec ses 6 saisons est achevée, mais Rebels vient à peine de dévoiler le finale de sa deuxième saison. A ce stade on a atteint un seuil d’épicness quasi-mortelle et comme je vous l’ai dit, cette série repose sur la montée puissance. Pour le moment on n'a fait que poser un pied dans les légendes Jedi et sith (et je peux vous dire, c’était génial), il n’y a pas encore eu de véritables batailles rangées entre l’empire et la rébellion. On peut à peine imaginer l’ampleur que vont prendre les choses une fois arrivées à l’épisode IV dans la timeline générale. En tout cas gardez un œil sur la suite, je sens venir une énorme perturbation dans la Force, beaucoup seront appelés, peu survivrons.



10 commentaires

  1. Eh Bah sacré article pour ce Star Wars Day ! Merci de jouer le jeu avec moi, il fallait bien qu'on arrive à réunir plusieurs blogueuses autour d'un même sujet et d'un même amour ;)
    Et merci au Cher Frère pour ce topo sur les animés, cela m'a carrément donné envie !

    Happy Star Wars Day !

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    1. Ouais c'est un beau petit morceau (grâce aux cher frère), mais j'ai été ravie de pouvoir participer à l’événement. Il faudra qu'on remette ça l'année prochaine et aussi pour le Tolkien Reading Day :) Sinon pour les animés il m'a grave convaincue aussi, plus je lisais hier en mettant en page, plus j'étais là "mais faut trop que je me lance dedans !!!".

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  2. Il a vraiment des analyses intéressantes Thibault. C'était génial ses réponses.
    C'est super de découvrir vos articles.

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    1. Je trouve aussi, je vais le remettre à l'ouvrage sur le blog je crois ce petit ^^ En tout cas il m'a donné super envie de me lancer dans les séries. J'ai déjà commencé Clone Wars là.

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  3. J'adore Star Wars, je suis fan !!!
    Le tout dernier est vraiment à la hauteur de mes attentes ^^
    Bravo pour ce super article ! :)

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  4. Sacré morceau cet article! Je pensais pouvoir me dire fan, mais l'avis spécialiste de Thibault m'a montré que je ne connais que la surface de l'iceberg...
    Quoi qu'il en soit, Star Wars c'est toute ma jeunesse (notamment cet été de mes dix ans, restée bloquée avec quatre DVD seulement: la première Trilogie, et Mission Cléopâtre...), et ça fait plaisir de voir qu'il y a pas mal de monde qui voue aussi un culte à ce monument! ^^
    C'est une idée géniale, ce RDV... May the 4th... :P

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    1. Il m'a un peu laissé cette impression aussi ^^ Mais sinon Star Wars, c'est chouette comme beaucoup de monde l'associe assez à des souvenirs particuliers (souvent en famille d'ailleurs).

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  5. lol je n'ai pas assez une bonne mémoire pour me rappeler et raconter

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    1. Même pas un tout petit souvenir ?

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