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Mini Chroniques - Romances sous le gui


Histoire de faire un peu descendre ma liste sans fin de titres à chroniquer, voici une série de mini chroniques sur des récits de Noël dégustés en décembre dernier. 

Love is in the Snow de Alfreda Enwy


Une autrice dont j’avais déjà lu un titre en 2019, là aussi une histoire de père célibataire (une de mes péchés mignons en romance) et une plume à laquelle j’avais bien accroché. Essai transformé avec ce deuxième texte. 

Autrice de romance à succès, Juliette s’est fait larguer et connaît depuis un méchant syndrome de la page blanche. Pour l’empêcher de se morfondre, sa meilleure amie lui offre des vacances dans un mignon chalet montagnard, en espérant que cela lui fera retrouver l’inspiration. Efficace, d’autant que le séjour s’accompagne d’une rencontre avec Sawyer, un charmant père célibataire incarnant le fantasme du bûcheron.

Alfreda Enwy offre ici une romance de Noël mignonne comme tout, le genre d'histoire légère dans lequel j'aime me plonger en cette saison. Bon, le récit est sans surprises et le malentendu de fin (bien que prévisible) arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais ça n'empêche pas de passer un bon moment avec cette petite douceur (chocolatée ?) où les émotions sont d’ailleurs très bien rendues. 

Et comme avec le précédent livre de l’autrice, ce texte met en scène une bande de personnages secondaires que l’on aimerait retrouver par la suite dans d’autres romans. Je prendrais bien un récit sur Millie maintenant, par exemple.


J'ai aimé

L'insupportable inconnu de Noël, de Lili Malone


Où l’on suit Élodie, fière de son indépendance, en vacances à la montagne avec ses deux meilleurs amies, Amanda et Kelly. Un séjour qui s’annonçait idyllique, mais qui n’avait pas pris en compte le fait que le chalet serait également occupé par Luc et ses potes. Qu’à cela ne tienne, à la guerre tous les coups sont permis. 

On a donc là un récit qui promettait de l’affrontement piquant, et là-dessus il tient ses promesses. La première (grosse) partie du récit est ainsi très bien envoyée. Dans la catégorie ennemis-à-amants, Miss Catastrophe et Bûcheron Grognon font des étincelles et nous offrent une petite gourmandise de Noël bien épicée. La première rencontre donne d’ailleurs le ton de ce qui s’avèrera une lecture très fun. Cet aspect est renforcé par l’aspect bon enfant qui règne dans ce chalet, limite colonies de vacances. Ça s’envoie des vannes à tout va, un régal à lire.

La deuxième partie, plus dans l’émotion, est en comparaison trop rapidement expédiée. À jouer sur différents tableaux, le récit s’éparpille un peu. Rien de grave, mais cela fait un peu redescendre mon appréciation du récit.


J'ai aimé, mais

Les étoiles brillent plus fort en hiver, de Sophie Jomain


Une autrice valeur sûre pour moi, que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ici dans ce nouvel exercice de style. 

On y suit Agathe, décoratrice dans un grand magasin, les Galeries Hartman, aux prises avec son nouveau patron Alexandre, qui n’a clairement pas la même conception qu’elle de son travail. Entre les deux les affrontements sont épiques. Mais quand un père Noël et son chat magique qui exauce prétendument les souhaits se mêlent de la partie, les choses dégénèrent.

Sophie Jomain nous plonge ici dans un décor qui fleure bon la magie de Noël. Le père Noël et son chat apportent juste ce qu’il faut de fantastique pour faire un peu rêver. 

Pour le reste, l’autrice nous offre une histoire assez touchante, et bien plus profonde que ce que le synopsis laisse apercevoir. Je m’attendais à une romance tempétueuse sur fond de ennemis-à-amants, mais les sentiments sont à peine esquissés au final, juste assez pour pimenter un brin les choses. Ce sont d’autres thématiques qui occupent le devant de la scène, comme le poids de l’héritage familial ou la parentalité. Mon cœur s’est d’ailleurs plus ému de la relation entre Agathe et sa nièce que ses déboires avec Alexandre (j'ai trouvé les deux personnages souvent dans l’excès dans leur rapports). 


J'ai beaucoup aimé

Les ours mal léchés s'apprivoisent à Noël, de Valentine Stergann


Nouvelle autrice et très belle découverte que ce titre qui entraîne en Cornouailles (un jour il faudra vraiment que je me fasse un road trip dans cette région). Irène y fuit sa vie parisienne et un destin qu’elle sent lui échapper lorsqu’une vieille amie de sa grand-mère lui lègue une maison là-bas et un petit pécule. Elle y fait la connaissance de ses nouveaux voisins, parmi eux Rudolph, un veuf bourru qu’elle va doucement amadouer.

Je ne sais pas si c’est le décor ou le rythme de l’histoire, mais il y a ici une douceur teintée d’un brin de nostalgie qui m’a beaucoup touchée. C’est une romance de Noël qui n’est pas tant dans le festif finalement, plus dans la chaleur des liens humains, avec des personnages d’ailleurs marqués chacun par des passés un peu lourds (on y parle deuil, santé mentale, infertilité, solitude…) qui trouvent peu à peu du réconfort dans la présence de l’autre. 

Pourtant le récit n’est pas lourd pour autant, il y a beaucoup d’espoir et d’humour qui s’en dégagent. Je me suis notamment régalée des échanges avec Quincy, le très précoce petit voisin de neuf ans, ou Jacob, qui est loin d’avoir perdu de son mordant avec l’âge. 


J'ai beaucoup aimé

Comment j'ai failli ne pas me marier à Noël, de Lucie Castel



Une autrice que j’adore et dont les textes ont le don pour me mettre le sourire aux lèvres. On retrouve ici les personnages de Pas si simple, dans la dernière ligne droite avant le mariage entre Scarlett et William. Je me demande d'ailleurs si le texte plaira autant à celleux qui n’ont pas lu ce premier récit. 

À une semaine du mariage, le wedding planner de Scarlett meurt étouffé en avalant le strass de la culotte d’une strip teaseuse. (Oui, cela donne le ton pour le reste du récit). Les catastrophes après cela s’enchaînent et Scarlett ne sait plus où donner de la tête, d’autant que William est aux abonnés absent et qu’elle doit en plus gérer deux familles dont les membres s’écharpent allégrement.

Pas vraiment de romance à proprement parler ici, on est plus dans l’après, sur fond de mariage de l’enfer. Les situations y sont rocambolesques, les piques acérées et les dialogues sarcastiques à souhait. Le texte est peut-être un peu dans la surenchère par rapport au premier tome, mais il m’a offert une belle tranche de rigolade et c’est juste ce dont j’avais besoin. Il permet également de tourner quelques pages en suspens, notamment en ce qui concerne quelques liens familiaux. Tout ce qui tourne autour de Léna ou Mélie, par exemple, aura su me toucher. 


J'ai beaucoup aimé

The Hygge Holiday (VF : Sur ma liste) de Rosie Blake


Deux ans déjà que je voulais lire ce texte encensé partout. Je m’attendais à une petite bulle de douceur piqueté de quelques sourires, au final je me suis fait ch… comme un rat mort. Pourtant le livre me vendait du rêve, avec son histoire de danoise égarée au fin fond de l’Angleterre qui reprend un magasin de jouet. 

Mais il faut croire que je suis passée à côté de quelque chose ou que je n’étais pas dans le bon état d’esprit, car je suis restée complètement hermétique au récit. Les personnages me sont apparus comme unidimensionnels et j’ai eu plus l’impression de lire un guide sur les bienfaits des bougies parfumées et de la peinture de figurine qu’autre chose

Le seul point qui m’a touchée, le personnage de Joe et le façon dont il lutte avec sa vie actuelle, n’est que trop rapidement expédié avec un revirement de dernière minute tiré d'on ne sait où. 



Déception

Mini chroniques pour mini récits #3 - Urban Fantasy

Histoire de faire un peu descendre ma PAC (pile à chroniquer), voici une série de mini chroniques pour mini récits. Je lis des novellas de temps en temps et si je n'ai pas forcément assez à dire dessus pour une chronique en bonne et due forme, il n'y a pas de raison que ces textes n'aient pas droit à leur heure de gloire. 




Kate Daniels #8.5 (Grey Wolf #1) Magic Stars d'Ilona Andrews (auto-édition)

Synopsis (traduction perso)Derek Gaunt, balafré et solitaire, s'est séparé de sa meute et est un véritable loup solitaire. Sans famille, il ne doit rendre de comptes à personne, mais est profondément loyal à quelques élus. Alors quand plusieurs personnes proches de lui sont assassinées, il ne reculera devant rien pour traquer leur meurtrier à travers les rue baignées de magie d'Atlanta.

Julie Lennart-Olsen est tout aussi déterminée, pour ne pas dire entêtée, et bien décidée à ne pas être laissée sur la touche. Elle se joint à sa quête et ce qui se présentait comme une mission de rétalliation tourne vite en une course pour sauver la ville. Leurs recherches les confrontent à des pouvoirs qu'ils n'auraient jamais imaginés et une magie si vieille qu'elle précède l'histoire. Cela pourrait coûter à Derek sa vie, mais il y a des choses pour lesquelles même lui risquerait tout.

AvisEnfin une novella du point de vue de Derek. Autant vous dire que je l'attendais avec impatience celle-là, j’ai toujours eu beaucoup d’amour pour ce personnage secondaire, comme pour Julie. J’ai donc été ravie les retrouver ici sous les projecteurs ! Et comme d'habitude avec les écrits du couple Andews, je me suis régalée. C'est une intrigue bien complète qui nous ici offerte. Sous prétexte d’enquêter sur un vol et un massacre, Derek et Julie vont se retrouver plongés dans une aventure où rien d’autre que le sort même d’Atlanta est entre leurs mains. Entre action et humour, on ne s’ennuie pas un instant. 

Certes, les deux jeunes gens n'ont pas le panache de Kate & Curran, mais ils forment un très bon duo. J’ai ainsi été ravie de découvrir Derek dans l’intimité. Si la série principale donne l’impression qu’il s’acclimate doucement à sa nouvelle condition et aux répercussions des épreuves du tome 3, cette novella nous montre qu’il est loin d’avoir vaincu ses démons. Julie se dévoile également, bien que seul l’épilogue soit de son point de vue. L’enfant du tome 2 a bien grandi et on aperçoit ici la femme qu’elle deviendra. Kate lui a évidemment transmis sa force et sa détermination, mais la jeune femme est également sa propre personne et cache des secrets et pouvoirs bien surprenants. C’est peut être là le microscopique bémol de l’histoire, j'ai un peu l'impression d'avoir loupé quelques mois dans l'évolution de Julie. Rien de bien dramatique cependant, je reste conquise par cette novella. Monsieur et Madame Andrews, c’est quand vous voulez pour une prochaine du même genre !


Charley Davidson # 8.5 Brighter Than the Sun de Darynda Jones (éditions St. Martin's Press)

Synopsis (traduction perso)Toute sa vie, Reyes Alexander Farrow a souffert des tourments des damnés. Seule une chose lui a donné de l’espoir: la femme qui brille d’une lumière qu’aucun mortel ne peut voir, une lumière que seuls les défunts peuvent appercevoir. Raconté de son point de vue, Brighter Than the Sun raconte la première fois que Reyes a rencontré Charley et comment leur relation a toujours été la seule chose qui peut soit le sauver, soit le condamner.

Avis :  Une novella du point de vue de Reyes ? Comment résister ? Vous allez me dire que c’est de la gourmandise. Et bien non, pas du tout. J’ai trouvé cette escapade loin d’être superflue. Elle n’était pas du tout ce à quoi je m'attendais en revanche. Le texte revient en effet sur "l'enfance" de Reyes (mais pas que), à vous en serrer le cœur. On prend réellement conscience des tourments qu’il a enduré, ne trouvant du réconfort que dans la lumière dégagée par une personne qu’il croit sortie de son imagination. Dur et poignant, l’ensemble est loin de la légèreté à laquelle nous avait habitué la série.

A la clé, une belle plongée dans le passé et les pensées de Reyes qui offre une perspective un peu différente sur ce personnage si mystérieux. Cela permet également de mieux comprendre les sentiments de Reyes pour Charley et la manière dont elle l’a sauvé, tout comme les liens très forts qui le lient à Kim et Amador. Quand je vous disais que cette novella n’était pas que du fan service ;)


Elvira Time #1.01 Dead Time de Mathieu Guibé (Editions du Chat Noir)

Synopsis : L’existence des vampires n’est plus un secret pour personne. Alors que le tout Hollywood les décrit comme les amants du siècle, notre bon vieux gouvernement des Etats-Unis a tranché. Chaque rejeton aux dents longues se verra proposer un choix : se référencer auprès des autorités et survivre comme un animal en cage ou rester libre et se faire traquer par des chasseurs de primes rémunérés par l’état. Perso, je préfère la deuxième solution. C’est beaucoup plus lucratif pour mes finances depuis que j’ai hérité de l’entreprise familiale. Le problème, c’est qu’à 17 ans, je suis encore enchainée au lycée et je dois concilier cours de math et exécutions sommaires. D’aucuns diront que j’ai la fâcheuse tendance à ramener plus de boulot au bahut que je ne rapporte de devoirs à la maison. C'est pas faux.

Alors voyez-vous, quand on doit gérer tous ces vampires attirés par le miasme hormonal émanant de mon école et qu'en plus, on s'appelle Elvira, la vie n’est pas simple. 

Avis :  Avec ce premier épisode, je me suis enfin attaquée à la plume de Mathieu Guibé et bon sang que c’est bon. Fraîcheur, dynamisme, atmosphère qui n’est pas sans rappeler Buffy contre les Vampires (aaah, toute mon adolescence) et ton plus que délicieux, cette série a décidément beaucoup de mordant. Et si cette ébauche d’intrigue se révèle rythmée et prenante, elle passe un peu au second plan face à des personnages très prometteurs. 

Forte, déterminée, nuancée par quelques fêlures et portée sur le sarcasme, Elvira est une héroïne d’urban fantasy comme je les aime. Elle sait également bien s’entourer. Qu’il s’agisse du mystérieux Jericho, de Bellinda le naïf boulet ou encore de Ludwig, geek surdoué et au sens certain du commerce, tous les personnages m’ont paru bien intéressants. Décidément, cette petite mise en bouche m’a donné envie d’acquérir la suite. Cela tombe bien, l’auteur est aux Imaginales !




Felicity Atcock #3.5 (Crossover avec Orcus Morrigan) Les Anges Ont la Mort aux Trousses de Sophie Jomain et Maxime Gillio (Rebelle Editions)

Synopsis : Si je vous dis que je viens de rencontrer un zombie, vous me croyez ? Remarquez, je ne suis plus à ça près. Sauf que celui-ci, il est quand même d’un genre particulier. Odieux, macho et… intelligent. C’est bien ma veine ! 

J’aurais beaucoup à dire sur Orcus Morrigan, mais il n'y a pourtant qu’une seule chose à retenir : pas de bras, pas de pancréas ! Information donnée à toutes fins utiles. Faites-en ce que vous voulez ! Mais si vous le croisez un jour… pensez-y.

Avis :  Les aventures de Felicity sont une gourmandise dont je ne me lasse pas. Cette série a en effet le don pour toujours me mettre de bonne humeur. J’adore la manière qu’a Sophie de s’approprier les codes du genre, tout comme son style plus que savoureux. J’étais donc très curieuse de voir ce qu’une collaboration avec un autre auteur pouvait donner. Métaphores cinglantes, références pop culture et sous-entendus grivois s’enchaînent à nouveau avec beaucoup de fluidité … en beaucoup plus “gros rouge qui tache”. Sanglante à souhait, cette écriture à quatre mains ne fait pas forcément dans la délicatesse, mais s'avère bien efficace. Les réticents face à la vulgarité auront du mal, je vous l’accorde, mais pour les autres c’est que du fun (et que dire des hilarantes notes de bas de page).

Et si l’histoire n’apporte EN APPARENCE rien à la trame de la série (et là je dis bien en apparence, parce-que voilà, tour de passe passe, intervention divine et intéressants développements pour un futur tome 6), elle se révèle très palpitante. Poursuite zombiesques, bouts de cadavres qui volent et manipulations s’enchaînent à un rythme effréné, sans que l’on s’ennuie un seul instant. On fait également la connaissance d’Orcus, à côté de qui Stan pourrait passer pour un parangon de vertu et retenue, oui oui. Zombie imperméable à toute question de moral et rustre à l’humour plus que douteux, il n’en est pas moins éminemment sympathique. Car voyez-vous, moi j’aime ça l’humour douteux. Je serais donc ravie de lire une de ses aventures en solo.

J'ai beaucoup aimé

Mini Chroniques - Un peu de douceur dans ce monde de brutes #1

Cela faisait des siècles que je me tâtais d’instaurer une telle rubrique. Il faut bien avouer que, si je chronique plus ou moins religieusement des lectures SFFF, les romances passent dès fois à la trappe. Et c’est bête, j’aime ça moi la romance, même si il m’arrive de ne rien avoir de plus à dire que : ça m’a fait glousser, palpiter, et frétiller comme une carpe dans sa poêle (glamour, quand tu nous tiens). 

Bref … tout ça pour dire, que voilà, je tente un mini-chroniquage pour les lectures qui n’ont pas eu leur heure de gloire en bonne et due forme ( et vu la blinde de chroniques en retard que je me paye sur ces trois derniers mois, croyez moi, c’est pas du luxe). Appelez ça le ¼ d’heure paillettes ou ce que vous voulez, moi je me charge de répandre un peu de douceur dans ce monde de brutes. On commence avec de la romance contemporaine. 



Dublin Street #6 Moonlight on Nightingale Way, de Samantha Young: Logan (le frère de Shannon du T5) a payé pour ses erreurs passé et est maintenant bien décidé à profiter de la vie et des femmes. Grace, elle, a fui une famille manipulatrice pour se réfugier à Edinburgh, en quête d’une vie parfaite. L’appart, le job … c’est bon. Il ne reste plus qu’à oublier le passé et trouver Mr. Perfect … ou tout du moins un moyen d’ignorer son voisin Logan, séduisant, mais également séducteur en série …

Une fois de plus l'auteur a su me toucher. Ses romances jouent vraiment sur la carte émotionnelle qu'il s'agisse de drames ou d'instants plus léger. Elles prennent aux tripes et c'est un régal. Néanmoins j'ai été moins emportée par cella là que par les trois précédentes. Les choses se résolvent peut être un peu trop rapidement j'ai l'impression. Même si je ne suis pas une fan des drames qui s'éternisent, un peu plus ne m'aurait pas déplu. Et puis je trouve que l'on ressent moins l'ambiance familiale qui prévalait dans les autres opus. Pourtant, la question de la famille est au cœur de l'histoire ... Après, ces nouveaux personnages sont un peu éloignés du noyau dur des premiers tomes, moins de repas familiaux du dimanche et de famille qui se mêle de vos affaires. Cela dit, je me plains seulement si je compare ce tome aux volumes 3 à 5. Pris indépendamment, il est très bien.


Donovan #2 Entranced (Les Ombres du Lac), #3 Charmed (Un Château en Irlande) & #4 Enchanted (La Forêt des Secrets) de Nora Roberts: Dans le T2, Sebastian Donovan, médium de son état, un peu artiste et hautement intuitif, se retrouve à enquêter sur la disparition d’un bébé en compagnie de Mel Sutherland, détective privé des plus pragmatiques. Entre exaspération et attirance, les étincelles sont là. Le T3, lui, joue la carte de la tendresse avec Boone Sawyer, veuf et père d’un adorable bout de chou de 6 ans, et sa voisine Anastasia Donovan, dont la beauté n’a d’égal que la douceur. Mais la dame cache un secret qui pourrait bien chambouler leur relation en devenir. Pour le dernier volume, c’est retour à la nature. Adieu Monterey, direction les forêts côtières de l’Oregon ou Rowan espère se ressourcer dans la solitude. C’est sans compter un voisin aussi ténébreux que farouche, Liam Donovan. Envoûtée par son regard d’émeraude, Rowan verra son monde complètement remis en question.

J’ai connu des romances plus exaltantes, je vous l’accorde, mais cela ne m’a pas empêchée d’adorer les éléments dont celles-ci sont épicées. Une pointe de surnaturel par-ci, un soupçon d’enquête par là, et cette atmosphère un peu à part qui fait le charme des romans de Nora Roberts … le genre de lecture un peu doudou qui fait beaucoup de bien (en plus j’avais une bronchite au moment de ma lecture). Une ambiance cocon qui a le goût des après-midi passées à regarder tomber la pluie en buvant du thé. Délassant au possible! Les histoires ont beau progresser sans vraiment d’embûches et avec pas mal de prédictibilité, elle ont ce je ne sais quoi qui maintient l’intérêt. Et puis il y a le fait que la série suit tour à tour les membres d'une même famille. J’ai apprécié non seulement la bonne entente qui règne entre les personnages, mais aussi le fait que l'on voit au fur et à mesure des tomes ce que deviennent les protagonistes des précédents épisodes. 



Animal Magnetism #7 All I Want, de Jill Shalvis: Ou comment une pilote d’avion se retrouve pendant quelques semaines à faire voler son coloc temporaire, beau gosse et agent spécial badass pour les Eaux et Forêts afin de coincer des méchants super braconniers. Sisi, tout ça. Elle aspire à une vie tranquille, lui est un junkie de l’adrénaline un peu allergique à l’engagement. Bref. 

Vu comme ça, mon résumé n’a pas l’air super engageant. Et pourtant … Moi qui pestais contre cette série, j’ai enfin fini par y trouver mon compte. Vous allez me dire, il était temps (bon en fait je suis médisante, j’ai bien aimé les trois premiers, les trois suivants beaucoup moins). C’est un opus aussi fun (un duo de félin et un chien y sont pour beaucoup) que fournisseur de papillons dans le ventre, juste ce qu’il fallait à mon pauvre petit corps martyrisé par la maladie (ouais, toujours la bronchite dont je vous parlais dans l’avis précédent). Jill Shalvis a vraiment le don pour écrire des romances feel good: mâle alpha drôle et délicieux qui ne tombe jamais dans la case connard, héroïne adorable et un peu décalé, une tension sexuelle de folie qui monte doucement (en même temps la colocation avec un beau gosse et une porte de salle de bain qui ne ferme pas à clé, ça aide), beaucoup de douceur et pas mal d’instant comiques … un bon remède contre la dépression et le mauvais temps somme toute.


Jamison Family #1 There’s Only Been You, de Donna Marie Rogers: Sara et Mike se sont aimés mais un ou deux malentendus les ont séparés et Mike a quitté la ville, chacun restant convaicu d’avoir été trahi par l’autre. 8 ans plus tard, Mike est de retour, ignorant que Sara a pendant tout ce temps élevé leur fils, aidé en cela par son ennuyante et protectrice fratrie de mâle alphas. 

Une lecture éphémèrement gratuite sur Amazon et sur laquelle je ne me serais pas penchée toute seule je pense. Sympa (j'ai un faible pour les retrouvailles avec gamin à la clef), même si sans surprise et trop rapide dans ses développements et révélations. Sans compter l'histoire parallèle de flic véreux qui manque un peu de crédibilité. Tant qu’à faire du romantic suspense, autant que suspense il y ait vraiment. Malgré cela, je pense que je donnerai une chance au T2, autant pour voir si l’auteur prend un peu plus le temps de développer ses intrigues que pour retrouver les personnages. Je l’ai bien aimé la fratrie de Sara et ses problèmes et j’aimerais bien savoir ce qu’il va devenir de ce petit monde.



Hudson Valley #1 Nuts, d’Alice Clayton: Chef privée californienne, Roxie a perdu sa dernière cliente suite à un petit incident. La voilà revenue le temps d’un été lêcher ses blessures et s’occuper du restaurant familial dans l’état de New York. Arrêt temporaire pour elle, la Californie l’appelle à grands cris. Mais Leo, un agriculteur décidement très appétissant pourrait-il la convaincre de rester ?

Une bonne petite romance contemporaine, aussi fun que prenante. Bon d'accord, je n'ai pas autant souri ni frémi que dans Wallbanger (même auteur), mais j'ai passé un excellent moment dans cette petite ville sur les berges de l'Hudson River. Cela m'a d'ailleurs donné envie de m'offrir une petite excursion dans le coin. Niveau intrigue, Alice Clayton a le don pour offrir des histoires sans prise de tête, tendres et qui font beaucoup de bien au moral. Et sous prétexte d'amourettes, elles touchent également beaucoup à la question de la confiance en soi et du rapport à l'autre.



The Burg #6 Hold On: Depuis qu’elle est toute petite, Cher sait qu’elle n’est pas de celles qui obtiennent ce dont elles rêvent. Et ce dont elle rêve, c’est Garrett Merrick, le célibataire le plus prisé de la ville et un homme brisé par ses démons. 

Kristen Ashley est une auteure qui a le don pour me remonter le moral surtout avec ses anciennes parutions: mâles alphas à gogo et des héroïnes à fort caractère, intrigues pleines de péripéties, personnages secondaires toujours explosifs et une bonne dose d'humour. J’en attendais donc beaucoup de ce dernier opus. Au finale, je l'ai trouvé sympathique, mais sans plus. Merry et Cher sont deux personnages que j'avais beaucoup apprécié en second rôle dans les volumes précédents et j'avais hâte de les retrouver. J'espérais un peu plus de montagnes russes émotionnelles et moins de longueur. Ce dernier tome offre néanmoins une belle conclusion à la série et permet de retrouver tous les membres de cette petite communauté dans une histoire qui laisse une fois de plus les balles siffler.



Mini chroniques pour mini récits [2]

Retour aux nouvelles le weekend dernier. Romance et Urban Fantasy au programme.


Charley Davidson - Tome 3.5: For I Have Sinned
de Darynda Jones
Editions St. Martin's (2011)

Charley aide une femme à déterminer comment elle est morte et à tourner la page afin de passer de l'autre côté.

Si l'ebook fait une soixantaine de pages, le texte à proprement parler n'en représente qu'un tiers, un peu frustrant. Pour le reste, place à des extraits des tomes précédents. Ceci dit, le récit reste quand même bien sympathique. Le point de vue est ici celui du fantôme d'une jeune femme fraichement décédée. Qui est-elle ? Comment est-elle morte ? C'est ce qu'elle et Charley vont s'attacher à découvrir. Et une fois de plus, les apparences peuvent être trompeuses. Une petite pointe d'émotion à la fin, mais dans les grandes lignes on retrouve bien l'esprit léger qui caractérise cette série. Il est d'ailleurs assez jubilatoire d'avoir un point de vue extérieur sur toute les bizarreries de notre Faucheuse adorée ;)


 
Charley Davidson - Tome 5.5 & 5.6: Shimmer & Glow
de Darynda Jones
disponibles sur le site web de l'auteur

Shimmer et son texte compagnon Glow, sont deux très courts récits (7/8 p) disponibles sur le site de l'auteur. Le premier donne voix à Charley, alors que le second retrace les événements du point de vue de Reyes. C'est d'ailleurs un régal d'en savoir enfin un peu plus sur ce qui se passe dans sa tête, surtout que la nouvelle se déroule peu de temps après la fin du tome cinq. C'est une petite plongée dans l'intimité des héros à l'occasion de Noël et laissez-moi vous dire que c'est chaud ! Et non, pas seulement à cause du feu de cheminée ! Je vous l'accorde, la lecture de ces textes est bien loin d'être vitale. Mais pour les impatients comme moi qui guettent l'arrivée du T6 dans leur boîte aux lettres, cela fait un peu patienter.


Highlanders - Tome 8: Into the Dreaming (Aux portes du songe)
de Karen Marie Moning
Editions Delacorte Press (2012)
Publié en VF aux éditions J'ai Lu

Après avoir enduré des siècles de torture, emprisonné dans la forteresse du terrible Roi Noir, Aedon McKinnon ne sait plus qui il est ni d’où il vient, et toute émotion lui est désormais inconnue. Précipitée du XXIe siècle en l’an 928 auprès de l’insaisissable Highlander, Jane Silee est déterminée à reconquérir celui qu’elle sait capable des plus douces caresses. Celui qui, depuis si longtemps, la visite chaque nuit dans son sommeil pour des étreintes passionnées. Car durant la longue réclusion d’Aedon, la douce Reine Blanche, l’ennemie jurée du roi Noir, a permis aux deux amants de se rejoindre au royaume du Songe, dans l’espoir que l’amour sauverait l’âme du bel Highlander...

Après les autres tomes des Highlanders, que j'ai beaucoup appréciés, celui-ci arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. On y retrouve comme d'habitude un héros aussi sexy que caractériel et une héroïne mignonne et excentrique, mais, en une petite centaine de pages, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher à eux. L'intrigue, également, ne laisse pas la place à beaucoup de péripéties. Elle reste cependant bien fun à lire. Il faut dire qu'Aedon, entre son amnésie et des pulsions qu'il ne comprend pas, est un peu déboussolé. Quant à Jane, elle a recours à des stratagèmes bien amusantes pour lui faire recouvrer la mémoire. Bref, à lire entre deux pavés pour se reposer les neurones et sourire un peu.

A noter, suite à l'histoire on trouve quelques bonus: conseils, scène inédite, présentation de Fever ...



Mini chroniques pour mini récits [1]

Je lis pas mal de nouvelles en ce moment. Plutôt que de vous en parler dans mon C'est-Lundi, je vais faire des petits billets de temps en temps pour les regrouper, par genre. Pour commencer aujourd'hui, petit rdv dystopie avec deux nouvelles d'une trilogie que j'affectionne beaucoup et dont le dernier tome sort la semaine prochaine en VO.


Never Sky - Tome 0,5: Roar and Liv
Veronica Rossi
Harper Collins (2012)
68 pages


Synopsis : Roar se sent chez lui au sein de la tribu des Cornans. Son meilleur ami, Perry, est comme un frère pour lui et la sœur de Perry, Liv, est l'amour de sa vie. Mais l'imprévisible grand frère de Perry et Liv, Vale, est le Seigneur de sang de la tribu et n'a jamais vu d'un bon œil l'union de Roar et Liv. Normalement, Roar se moque de l'opinion de Vale. Mais avec les réserves de nourritures qui diminuent de jour en jour, la nécessité d'un leadership se fait de plus en plus indispensable … et brutale. Voulant à tout prix protéger sa tribu, Vale prend une décision qui détruira la vie que Roar connaissait et changera le destin des Littorans à jamais.


Mon avis : Cela faisait très longtemps que j'avais envie de lire cette nouvelle, Roar étant un personnage que j'ai beaucoup aimé dans les tomes principaux. Je ne pouvais donc pas résister à une histoire selon son point de vue. Et s'il était auparavant dépeint sous les traits d'une personne téméraire mais manquant un peu de sérieux, cette nouvelle permet véritablement d'approfondir son caractère. On découvre ainsi un jeune homme passionné, qui place l'amour et l'amitié au-dessus de tout. Mais en savoir plus sur lui à quelque part brisé un peu mon cœur, d'autant plus après la lecture du Tome 2. J'aurais d'ailleurs aimé avoir lu cette nouvelle avant celui-ci, je crois qu'il m'aurait encore plus marqué. En tout cas, je ne peux maintenant qu'aimer ce personnage encore plus. Attaché et fidèle à cette tribu qu'il considère comme sa nouvelle famille, il est pourtant prêt à défier Vale pour défendre ceux qu'il aime. Cet affrontement latent est d'ailleurs l'occasion de nous faire encore plus haïr le Seigneur de sang, mais aussi de comprendre un peu mieux le passé de Perry, et surtout les motivations de ses actions par la suite.



Never Sky - Tome 2,5: Brooke
de Veronica Rossi
Harper Collins (2013)
82 pages 

Synopsis: Le seul combat que Brooke ne peut gagner est celui pour le cœur de Perry. Suite à l'intense dénouement de Ever Dark, la tribu a été forcée de trouver refuge dans une grotte pour se protéger des tempêtes d'Ether. Mais les souvenirs de Brooke de cette grotte remontent à plus longtemps, à quand Perry et elle avaient l'habitude de venir ici ensemble. C'était avant que Perry s'éprenne d'Aria et que les tractations de Vale avec les Sédentaires altèrent à jamais le cours la tribu. Maintenant, avec le retour de sa sœur d'une année de captivité et Aria inconsciente et malade, Brooke se bat pour rassembler les éclats de son existence. Sans Perry, qui est-elle? Et quel est son rôle dans cet effrayant nouveau monde? Alors que ces questions se mêlent dans son esprit, une ancienne menace refait surface et Brooke est forcée de faire passer la vie de son peuple avant ses angoisses existentielles.

Mon avis: Je n'avais jamais vraiment apprécié Brooke, et je me suis donc plongée dans cet nouvelle un peu à reculons. Si elle n'a pas pour autant modifié mon avis sur le personnage, elle aura au moins contribué à mieux me le faire comprendre. L'attachement de Brooke à Perry est en effet avant tout un attachement au passé, à une époque qui est maintenant révolue. Face aux menaces du monde extérieur, elle n'aspire qu'à se replonger dans ce cocon protecteur constitué de Perry, Roar, Liv. Mais elle sera bien obligée de se confronter à ses angoisses et de se trouver en dehors de ses relations amicales. Cette nouvelle permet également de développer certains personnages secondaires qui n'avaient pour le moment pas vraiment eu leur heure de gloire, en rapprochant Brooke de certains membres des Six, la garde rapprochée de Perry. Enfin, et c'est ce qui a à mon sens été le plus plaisant, elle constitue également un petit-en-cas bien sympathique en attendant le tome 3, puisque les événements qui se déroulent ici prennent place juste après le dénouement du tome 2 et concluent certains éléments laissés en suspens.
Lecture agréable 

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